Assez des îlots de chaleur urbains : Appel aux toits frais !


Chaque été dans le monde, les grandes villes mondiales enregistrent de nouveaux records de chaleur (1). Paris n’est pas en reste avec son record absolu de 42,6 °C, atteint en juillet dernier.  

Toit végétalisé du Roberston Building à Toronto, Viv Lynch sur Flikr, CC BY-NC-ND,

Pourquoi les citadins transpirent-ils plus que les ruraux ? Les coupables sont le béton et le bitume de nos immeubles et de nos rues. En absorbant de manière particulièrement efficace la chaleur du soleil (2), ils induisent un phénomène appelé “îlot de chaleur urbain”. 

On entend de plus en plus parler d’une solution : les toits verts ! Mais késako ? Tout simplement des toits recouverts d’une végétation adaptée qui diminue la température de la surface par son évapotranspiration (3). Observez comment votre sueur vous rafraichit lorsqu’elle s’évapore, le même phénomène a lieu avec l’eau contenue dans la végétation, s’évaporant et rafraîchissant ainsi le toit. 

Une étude réalisée sur 20 ans en Allemagne, pays pionnier de cette “nouvelle technologie”,  a pu mesurer l’impact bénéfique de ces toits sur la température des villes (4). Leur nombre, certes en augmentation, reste faible en France (1). Ne pourrait-on pas accroître la communication autour des avantages des toits végétalisés ? 

Il est vrai que ces toits demandent plus d’entretien, et donc plus de dépenses, que nos classiques toits de gravier (5). Mais le prix doit-il nous empêcher de tenter de rendre vivables nos villes de demain ? 

Léa EMERY, Clara ESCODA, Manon GUYON

1 : Enzi, V., Cameron, B., Dezsényi, P., Gedge, D., Mann, G., & Pitha, U. (2017). Nature-Based Solutions and Buildings – The Power of Surfaces to Help Cities Adapt to Climate Change and to Deliver Biodiversity. In N. Kabisch, H. Korn, J. Stadler, & A. Bonn (Éd.), Nature-Based Solutions to Climate Change Adaptation in Urban Areas : Linkages between Science, Policy and Practice (p. 159‑183). https://doi.org/10.1007/978-3-319-56091-5_10

2 : Razzaghmanesh, M., Beecham, S., & Salemi, T. (2016). The role of green roofs in mitigating Urban Heat Island effects in the metropolitan area of Adelaide, South Australia. Urban Forestry & Urban Greening, 15, 89‑102. https://doi.org/10.1016/j.ufug.2015.11.013

3 : Susca, T. (2019). Green roofs to reduce building energy use? A review on key structural factors of green roofs and their effects on urban climate. Building and Environment, 162, 106273. https://doi.org/10.1016/j.buildenv.2019.106273

4 :  Köhler, M., & Kaiser, D. (2019). Evidence of the Climate Mitigation Effect of Green Roofs—A 20-Year Weather Study on an Extensive Green Roof (EGR) in Northeast Germany. Buildings, 9(7), 157. https://doi.org/10.3390/buildings9070157

5 : Sproul, J., Wan, M. P., Mandel, B. H., & Rosenfeld, A. H. (2014). Economic comparison of white, green, and black flat roofs in the United States. Energy and Buildings, 71, 20‑27. https://doi.org/10.1016/j.enbuild.2013.11.058

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